Budget 2023: le gouvernement d’Elisabeth Borne échappe à la censure

Estimated read time 6 min read

AP- L’Assemblée nationale a rejeté ce lundi deux motions de censure sur le budget 2023, malgré l’annonce surprise d’un soutien du Rassemblement national au texte de la gauche. Les deux votes valent adoption en première lecture du volet recettes du budget 2023.

Le Rassemblement national a fait un coup politique en apportant son soutien à la motion de gauche Nupes, repoussée à 50 voix près, avec 239 votes sur les 289 nécessaires. Trois écologistes n’ont pas pris part au scrutin, dont Jérémie Iordanoff, qui a dit refuser « de mêler sa voix » à celles de l’extrême droite. Dans la foulée, l’Assemblée a largement rejeté la motion portée par le RN soutenue par les députés de Marine Le Pen, le non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan et seulement un député LFI, Jean-Philippe Nilor.

Ces motions répondaient à l’article 49-3 de la Constitution, activé à deux reprises mercredi et jeudi par la Première ministre Elisabeth Borne pour faire passer sans vote les parties recettes du projet de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale. Les oppositions reprochent au gouvernement de « balayer » des amendements votés par l’Assemblée, notamment la hausse de la taxation des « superdividendes », proposée par le MoDem, membre de la majorité. Les macronistes leur renvoient au contraire la responsabilité du « blocage ».

« Simplisme et outrance »

Dans l’hémicycle, la cheffe du gouvernement s’en est prise aux « excès » des oppositions. Elisabeth Borne a reproché à la coalition de gauche (LFI, PS, EELV, PCF) des « contre-vérités », jugeant que « l’insoumission a gagné la partie », dans un « pays alternatif où Jean-Luc Mélenchon » aurait « gagné » la présidentielle.

La cheffe du gouvernement a ensuite pointé le « simplisme et l’outrance » du Rassemblement national, dont « les fondamentaux idéologiques n’ont pas bougé ». « Vous visez le désordre et la discorde au prix d’une alliance contre-nature avec la Nupes », a lancé Elisabeth Borne, alors que Marine Le Pen venait d’annoncer son soutien à la motion Nupes, face selon elle à « l’arrogance » de l’exécutif. Au « RN, nous ne craignons pas les menaces de dissolution », a lancé la présidente du groupe d’extrême droite dans une allusion à une menace brandie par Emmanuel Macron.

RN comme Nupes ont décrit une atmosphère de « fin de règne » avec le recours au 49.3, qui permet de faire passer sans vote une partie des budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Oratrice de la coalition de gauche, la présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain a accusé l’exécutif de « museler » l’Assemblée. Elle a reproché à la Première ministre son « inaction » climatique. « Votre planification est une mascarade », a-t-elle lancé.

Les députés devaient examiner dans la soirée une autre motion Nupes présentée par le socialiste Jérôme Guedj sur le financement de la Sécurité sociale. Depuis les débuts de la Ve République, c’est la première fois que trois motions de censure sont examinées dans la même journée. Comme pour les deux premières, elle n’a a priori aucune chance de recueillir la majorité. Car la droite y est hostile. Une seule motion de censure a été adoptée sous la Ve République, en 1962, faisant tomber le gouvernement de Georges Pompidou.

L’Assemblée nationale a rejeté ce lundi deux motions de censure sur le budget 2023, malgré l’annonce surprise d’un soutien du Rassemblement national au texte de la gauche. Les deux votes valent adoption en première lecture du volet recettes du budget 2023.

Le Rassemblement national a fait un coup politique en apportant son soutien à la motion de gauche Nupes, repoussée à 50 voix près, avec 239 votes sur les 289 nécessaires. Trois écologistes n’ont pas pris part au scrutin, dont Jérémie Iordanoff, qui a dit refuser « de mêler sa voix » à celles de l’extrême droite. Dans la foulée, l’Assemblée a largement rejeté la motion portée par le RN soutenue par les députés de Marine Le Pen, le non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan et seulement un député LFI, Jean-Philippe Nilor.

Ces motions répondaient à l’article 49-3 de la Constitution, activé à deux reprises mercredi et jeudi par la Première ministre Elisabeth Borne pour faire passer sans vote les parties recettes du projet de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale. Les oppositions reprochent au gouvernement de « balayer » des amendements votés par l’Assemblée, notamment la hausse de la taxation des « superdividendes », proposée par le MoDem, membre de la majorité. Les macronistes leur renvoient au contraire la responsabilité du « blocage ».

« Simplisme et outrance »

Dans l’hémicycle, la cheffe du gouvernement s’en est prise aux « excès » des oppositions. Elisabeth Borne a reproché à la coalition de gauche (LFI, PS, EELV, PCF) des « contre-vérités », jugeant que « l’insoumission a gagné la partie », dans un « pays alternatif où Jean-Luc Mélenchon » aurait « gagné » la présidentielle.

La cheffe du gouvernement a ensuite pointé le « simplisme et l’outrance » du Rassemblement national, dont « les fondamentaux idéologiques n’ont pas bougé ». « Vous visez le désordre et la discorde au prix d’une alliance contre-nature avec la Nupes », a lancé Elisabeth Borne, alors que Marine Le Pen venait d’annoncer son soutien à la motion Nupes, face selon elle à « l’arrogance » de l’exécutif. Au « RN, nous ne craignons pas les menaces de dissolution », a lancé la présidente du groupe d’extrême droite dans une allusion à une menace brandie par Emmanuel Macron.

RN comme Nupes ont décrit une atmosphère de « fin de règne » avec le recours au 49.3, qui permet de faire passer sans vote une partie des budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Oratrice de la coalition de gauche, la présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain a accusé l’exécutif de « museler » l’Assemblée. Elle a reproché à la Première ministre son « inaction » climatique. « Votre planification est une mascarade », a-t-elle lancé.

Les députés devaient examiner dans la soirée une autre motion Nupes présentée par le socialiste Jérôme Guedj sur le financement de la Sécurité sociale. Depuis les débuts de la Ve République, c’est la première fois que trois motions de censure sont examinées dans la même journée. Comme pour les deux premières, elle n’a a priori aucune chance de recueillir la majorité. Car la droite y est hostile. Une seule motion de censure a été adoptée sous la Ve République, en 1962, faisant tomber le gouvernement de Georges Pompidou.

You May Also Like

More From Author