0 3 minutes 2 semaines

AP- Aux États-Unis, après une série de fusillades de masse, et notamment celle qui a coûté la vie à 21 personnes, dont 19 enfants, à Uvalde, au Texas, des manifestations pour réclamer des mesures de contrôle des armes étaient organisées un peu partout dans le pays, ce samedi 11 juin. Le rassemblement national a eu lieu juste devant la Maison Blanche.

Ils sont plusieurs dizaines de milliers, ils veulent la justice et ils la veulent maintenant. À la tribune, il y a des survivants ou des proches de victimes de Parkland en Floride, de Buffalo dans l’État de New York, et de bien d’autres fusillades, plus que quotidiennes dans le pays. Dans la foule, Jessica Mahoney, une jeune femme venue du Massachussets, est là aussi. Et ce n’est pas la première fois.

« J’étais là il y a quatre ans, dit-elle. Ma famille est de Sandy Hook. Et c’est frustrant d’être ici à nouveau. Mais c’est important. Il n’y a pas eu assez d’actes au niveau fédéral. Et c’est choquant, mais le résultat n’est pas surprenant. Donc, c’est frustrant, mais c’est l’occasion de reprendre un peu espoir. »

Tous veulent un meilleur contrôle des armes, voire une interdiction des fusils d’assaut. Ancien des Marines, Mitchell Casto est formé au maniement de ces armes. Pour lui, elles ne devraient pas être accessibles à tout le monde.

« Il n’y a aucune espèce de raison pour qu’un civil normal ait accès à une arme de cette puissance, considère-t-il. Il n’y a pas de raison pour avoir des dispositifs pour rendre une arme totalement automatique. Il n’y a pas de raison d’avoir un silencieux. Il n’y a aucune raison d’avoir une arme qui peut toucher une cible à 1 000 mètres. Il n’y a pas de situation d’autodéfense dans laquelle vous avez besoin de trente cartouches pour vous défendre. »

Après les Marines, Mitchell Casto est devenu enseignant. Certains proposent de les armer et de les former pour répondre aux fusillades dans les écoles. Pour lui, aucune formation ne peut préparer à une telle situation.