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AP- En Ethiopie, les rebelles du Tigré ont quitté plusieurs positions dans le nord du pays. S’ils avancent comme argument une ouverture pour entamer des négociations de paix, force est de reconnaitre qu’ils ont plutôt perdu de leur superbe sur différents fronts. Addis-Abeba appréciera ce retrait dans le Tigré.

En Ethiopie, les rebelles du Tigré sont désormais prêts à discuter avec le gouvernement fédéral. A cet effet, les insurgés tigréens ont complètement quitté les territoires qu’ils occupaient dans les deux provinces voisines, Afar et Amhara. Officiellement, les rebelles du Tigré sont retournés dans leur fief au nord du pays. Aujourd’hui, ils annoncent être disposés à négocier la paix avec Addis-Abeba, sous l’égide des Nations Unies.

Dans plusieurs villes de l’Ethiopie, ce retrait est salué comme une victoire de l’armée fédérale. Les soldats loyalistes qui semblaient en déperdition ont subitement renverser la tendance. Amenées par le Premier Ministre Abiy Ahmed, les forces armées éthiopiennes ont contré l’avancée des rebelles. Ensuite, ils déploient une puissance de feu avec des drones d’attaque. Cette donne a littéralement changé le cours de la guerre que les deux forces se livrent depuis plus d’un an. Les victoires se sont enchainées pour l’armée éthiopienne de façon fulgurante.

C’est dans un tel contexte que les rebelles veulent maintenant parler d’un cessez-le-feu unilatéral en Ethiopie. « Ce retrait représente une ouverture décisive pour la paix », fait savoir le leader des forces tigréennes Debretsion Gebremichael, dans une lettre adressée aux Nations unies. Selon lui, ce retrait au Tigré est en écho aux différents appels de la communauté internationale.

Aussi propose-t-il à l’ONU de mettre en place un cessez le feu, le retour de l’aide humanitaire, et de travailler à un mécanisme de paix en Ethiopie.