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Lundi dernier, le capitaine Marcel Guilavogui a porté de lourdes accusations contre Moussa Dadis Camara lors de la reprise du procès du 28 septembre 2009. M Guilavogui a indiqué que l’ex-putschiste était « le concepteur, l’ordonnateur et l’exécutant » du massacre qui s’est produit au stade de Conakry. Dans le camp de Dadis Camara, on rejette en bloc les accusations du militaire.
 
« Marcel lui a dit que s’il ne lui offre pas une villa et 300 millions, il va sévir… »
 
 L’un des avocats de l’ancien président guinéen Me Pépé Antoine Lamah trouve que Marcel Guilavogui est en train de régler ses comptes avec son client parce qu’il n’a pas cédé à ses folles demandes. En effet, d’après l’homme en toge, « depuis que le président Moussa Dadis a rejoint la maison centrale, il a coupé le contact. Il n’accepte pas de recevoir n’importe qui…Marcel a tenté d’entrer en contact avec lui, mais il ne lui a pas donné l’occasion. Les deux ne se rencontraient que quand il s’agissait de se rendre au tribunal ou à défaut, à la cantine du tribunal. Quand Marcel avait besoin d’argent, il a manifesté le désir auprès du président Moussa Dadis par des personnes interposées. Ce dernier n’a pas cédé. Par la suite, Marcel lui a dit que s’il ne lui offre pas une villa et 300 millions, il va sévir et l’incriminer. Il va porter des affabulations sur sa personne » a déclaré l’avocat sur Espace TV Guinée, hier mardi.
 
« Marcel nous a donné l’opportunité de l’enfoncer davantage »
 
 
Selon Africaguinée, l’homme en toge promet de grands « déballages » lors des prochaines audiences. Ils ne « se limiteront pas au simple discours ». « Nous produirons des éléments audios et écrits qui expliquent le revirement de Marcel Guilavogui » assure l’avocat. 
 
Pour lui, l’opinion aura le temps de comprendre que Marcel Guilavogui n’a pas « décidé d’incriminer maladroitement » son client fortuitement. « Marcel nous a donné l’opportunité de l’enfoncer davantage. Nous allons l’aider et il sera surpris de ce que nous allons lui jeter à la figure » avertit l’homme de droit.