October 18, 2021
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AP- Le bilan d’Alpha Condé en termes de droits humains peut difficilement être considéré comme autre chose que désastreux explique Fabien Offner, chercheur à Amnesty International.

En onze années passées au pouvoir en Guinée, le président Alpha Condé, était régulièrement pointé du doigt par les organisations de défense des droits de l’homme.

Amnesty International et les ONG guinéennes, déploraient la militarisation de son pouvoir. Les détentions des opposants survenues après sa victoire très contestée aux élections d’octobre 2020 avait déclenché la colère des membres du FNDC, le Front national pour la défense de la constitution, une organisation civile. Fabien Offner, chercheur à Amnesty International , dresse le bilan de la présidence Condé.

Le bilan d’Alpha Condé en termes de droits humains peut difficilement être considéré comme autre chose que désastreux, d’autant qu’il est arrivé au pouvoir en 2010 en étant porteur d’espoir pour le pays, pour la région. Ancien opposant démocratique qui avait lui-même été victime de Lansana Conté, qui avait souffert de ces régimes autoritaires et qui s’était lui même défini comme le Nelson Mandela de l’Afrique de l’Ouest. Et au fur à mesure des années, on s’est rendu compte que son régime s’est de plus en plus rapproché malheureusement, de ceux de ses prédécesseurs.

Alpha Condé, qui a changé la constitution pour se maintenir au pouvoir a été renversé dimanche 5 septembre par les militaires de la force spéciale, depuis la Guinée est gouvernée par des militaires, qui ont choisi de jouer la carte de l’apaisement en relâchant plusieurs détenus politiques et en rassurant les investisseurs étrangers.

_Et pour revenir aux militaires, effectivement, il y a des craintes légitimes. On sait que la plupart des régimes en Guinée se sont soldés encore une fois, notamment par des usages excessifs de la force. Il faut rester extrêmement prudent, comme tout le monde. On ne peut que se réjouir du fait que les opposants politiques et plusieurs dizaines de détenus aient été libérés. C’est évidemment une bonne chose. On a également noté que ce qu’on appelle les points d’appui les P.A. Ces dispositifs militaires de l’armée étaient déployés en plein Conakry depuis plusieurs années ont été apparemment levés. Donc, il y a des signes positifs, mais on est dans cette euphorie ou pour certains Guinéens. En tout cas, du départ d’Alpha Condé. En revanche, évidemment, les militaires, ce qu’on va continuer à demander qu’il y ait justice pour le 28 septembre et justice pour les crimes nombreux commis sous Alpha Condé qui ont toujours été glissée sous le tapis. _

Pendant que les ONG craignent un regain de tension et réclament justice pour les crimes commis avant et pendant le règne du président Alpha Condé, du côté de la CEDEAO, les dirigeants ont décidé de suspendre la Guinée de leur organisation, mais se sont gardés de mesures économiques en attendant l’envoi d’une mission diplomatique

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