La cheffe de la diplomatie australienne en visite à Pékin, une première depuis quatre ans

Estimated read time 2 min read

AP- À l’occasion du 50e anniversaire des relations diplomatiques entre l’Australie et la Chine, Penny Wong la cheffe de la diplomatie australienne, est à Pékin ce mardi pour rencontrer son homologue. Une première pour un membre du gouvernement depuis quatre ans, signe d’un réchauffement entre les deux pays.

Le réchauffement a été initié après l’élection des travaillistes en mai dernier, et il intervient après des années extrêmement tendues entre les deux pays. Alors Penny Wong, la ministre australienne des Affaires étrangères, parviendra-t-elle à convaincre son homologue chinois de lever les sanctions commerciales imposées il y a deux ans par Pékin à de multiples produits d’exportation australiens ? C’est la question qui se pose à Canberra, alors que cette visite à Pékin confirme le dégel.

Si les travaillistes ont affirmé dès le premier jour que leurs intérêts nationaux et leur position concernant le traitement infligé aux Ouïghours ou l’alliance australienne avec les États-Unis, étaient la même que leurs prédécesseurs conservateurs, les travaillistes se sont aussi immédiatement attelés à stabiliser une relation qui était devenue glaciale sous l’égide du précédent chef du gouvernement australien, Scott Morrison.

La Chine, prête à faire des gestes concrets ?

Le mois dernier, le Premier ministre Anthony Albanese s’est entretenu directement avec Xi Jinping en marge du G20 à Bali. Un échange qu’il avait alors qualifié de constructif. Reste à savoir maintenant si, au-delà des amabilités, la Chine fera des gestes concrets.

Au-delà de la levée des sanctions commerciales, les Australiens réclament la libération de deux de leurs concitoyens, emprisonnés pour de supposés motifs d’espionnage. La journaliste australienne Cheng Lei a été arrêtée par les autorités chinoises en août 2020 puis accusée d’avoir « fourni des secrets d’État à l’étranger ». L’Australien d’origine chinoise Yang Jun a, lui, été appréhendé en janvier 2019 et depuis jugé à huis clos pour espionnage. « Je pense que ce serait bénéfique que ces questions consulaires soient réglées non seulement pour les individus, ce qui est, je pense, important en soi, mais aussi pour (nos) relations », a déclaré la cheffe de la diplomatie australienne.

You May Also Like

More From Author