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AP- Face aux nombreux abus dont sont victimes les employées dans le royaume, Kampala a suspendu l’accord bilatéral avec Riyad sur les travailleurs migrants.

L’annonce, le 23 décembre, de la suspension de l’accord bilatéral sur les travailleurs migrants entre l’Ouganda et l’Arabie saoudite leur avait fait craindre de voir leurs contrats annulés. Mais jusqu’à présent, des dizaines de jeunes Ougandaises en uniforme de domestiques continuent de défiler, tous les jours, à l’aéroport international d’Entebbe, malgré les mises en garde formulées par de nombreuses organisations de défense des droits humains.

Un an plus tôt, Martha* était l’une d’entre elles. Dans le centre grouillant de Nateete, quartier situé au sud-ouest de Kampala, la vendeuse de 21 ans travaille depuis son retour dans une petite échoppe de téléphones. « J’entendais des histoires de femmes qui gagnaient beaucoup au Moyen-Orient. Elles pouvaient acheter des terres ou une boutique à leur retour, et une amie m’a convaincue de tenter ma chance », se souvient-elle. Après avoir obtenu un contrat d’employée domestique via une agence de recrutement, elle s’envole pour l’Arabie saoudite en janvier 2022, pour un salaire de 900 000 shillings ougandais par mois (environ 225 euros). Bien supérieur aux revenus de la majorité des Ougandais, dont 42,2 % vivaient avec moins de 2,15 dollars par jour en 2019, selon la Banque mondiale.

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