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AP- En vue d’intensifier les vérifications contre le phénomène du travail  dans les zones de production cotonnière, l’Ambassade du Brésil  a remis dix engins à deux roues et des casques  à la Direction nationale du travail en fin de semaine dernière.

C’est grâce à la coopération Sud-sud que l’agence brésilienne de coopération a attribué dix gros engins à deux roues  aux agents de l’inspection du travail.  Objectif : renforcer les capacités de l’inspection du travail pour le suivi du travail des enfants dans  le cadre de la réponse COVID19.  La remise des dons s’est déroulée en présence du Directeur pays de l’organisation internationale du travail,  l’ambassadeur du Brésil au Mali, et le Directeur national du Travail.  Le  Brésil  est engagé  avec l’OIT dans le cadre de l’Agenda pour le Travail décent  entre les pays en développement,.  Cette disposition  est axée  sur le respect des droits du travail, plus d’emplois et meilleurs emplois pour les hommes et les femmes, l’extension de la protection sociale et du dialogue social.   Selon le diplomate Brésilien, Carlos Eduardo Ribas,  les dits engins remis permettront  de faciliter  ou de renforcer  les capacités de déplacement  des agents  de l’inspection du travail  dans les zones de production de coton.  Toujours selon lui,  le travail  des enfants est un phénomène qui existe au Mali.  A l’en croire,  le Brésil est également confronté à ce problème  mais de façon différente.  Au Brésil, a-t-il révélé, le travail des  enfants se manifeste surtout  dans les ateliers  de ferrailles et dans les fabriques de vêtements.

Contrairement au Brésil, le travail des enfants  est un phénomène assez répandu au Mali et sévit dans toutes les localités du pays et dans plusieurs secteurs. Le secteur de l’agriculture  occupe le plus grand nombre d’enfants travailleurs (environ 57 % selon l’enquête nationale sur le travail des enfants au Mali en 2006).  Les données nationales indiquent que dans la zone cotonnière, en matière de travaux agricoles, les enfants participent à toutes les activités.  « Leur contribution est particulièrement sollicitée pour la récolte, le nettoyage de parcelle, le labour, le sarclage et le semis. A partir de l’âge de 14 -15 ans, les enfants commencent à prendre les mancherons de la charrue pour le labour et participent aux activités de semis, sarclage, récolte et quelques fois à l’épandage d’engrais. De façon générale, les enfants de 16-17 ans sont considérés comme des adultes et participent à toutes les activités agricoles et quelques fois aux traitements chimiques des cultures », peut lire dans les données fournies par le Bureau international du travail.

Selon le Directeur pays du BIT pour la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger,  les motos remis vont contribuer à renforcer les capacités des agents de l’inspection du travail.  D’après lui, le  nombre des enfants travailleurs qui étaient 152 millions en 2016 est passé à 160 millions en 2021. Parmi ces chiffres, 79% sont confrontés aux travaux dangereux.  Pour renverser cette tendance, il a indiqué que  la lutte contre  ce fléau doit  nécessairement passer la sensibilisation,  la médiation et l’amélioration des conditions de travail des inspecteurs du travail. Le direction national du Travail , Dr Fassoum Couliably, qui a réceptionné les dons, a promis une utilisation judicieuse  des engins.

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