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AP- Le réchauffement climatique n’est pas le seul facteur à l’origine de l’insécurité alimentaire qui frappe les habitants de la région du Grand Sud de Madagascar, contrairement à ce que disent les autorités malgaches et les Nations Unies.

Le réchauffement climatique n’est pas le seul facteur à l’origine de la famine dans le sud de Madagascar.

Contrairement aux déclarations des Nations Unies mais aussi du président malgache Andry Rajoelina lors de la Cop26 à Glasgow, le changement climatique provoqué par l’activité humaine n’est pas le seul responsable de l’insécurité alimentaire qui menace des dizaines de milliers de malgaches.

Publiée jeudi, l’étude du World Weather Attribution, le réseau de scientifiques pionniers en matière d’attribution des événements extrêmes au changement climatique, révèle que l’impact de la sécheresse et la rareté des pluies à Madagascar ont accéléré ces conditions de vie.

Effectuée sur 24 mois, cette étude s’est concentrée sur l’extrême sud-ouest du pays où la quantité de pluies a été inférieure de 60% à la normale lors des deux dernières moussons.

L’étude a montré du doigt la principale responsable de l’insécurité alimentaire, à savoir la sécheresse liée au hasard des variations climatiques naturelles, un facteur crucial dans cette région où la pluie est vitale l’agriculture et les activités d’élevage.

L’augmentation prévue des sécheresses sous l’influence du réchauffement ne devrait intervenir qu’à partir de +2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Or pour l’instant, le monde a gagné environ 1,1°C.

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