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AP- Au moins 15 attaques extrémistes ont frappé le Mali en juin et juillet, la plus audacieuse étant celle des combattants djihadistes qui ont attaqué Kati, la plus grande base militaire du pays, à seulement 15 km de la capitale.

Dans le quartier populaire de Darsalam à Bamako, un jeune gendarme se tient près d’une rue nouvellement barricadée, la main sur la gâchette d’un fusil légèrement pointé vers le sol. Ce policier armé montre à quel point la capitale animée du Mali, qui compte plus de 2,5 millions d’habitants sur les rives du fleuve Niger, est en état d’alerte maximale, les attaques djihadistes s’étant dangereusement rapprochées de la ville.

L’insécurité croissante au Mali, un pays tentaculaire de 20 millions d’habitants, a accru l’instabilité dans la région du Sahel. Le Mali a connu deux coups d’État depuis 2020, au cours desquels les militaires ont promis de faire davantage pour mettre fin à la violence djihadiste.

Ces derniers mois, le chef de la junte, le colonel Assimi Goita, qui s’était lui-même nommé président de transition, a ordonné aux troupes françaises et à une force de l’Union européenne (UE) de quitter le pays. La junte a également restreint les opérations d’une force de maintien de la paix de l’ONU.