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AP- Un soldat français a été tué au combat au Mali vendredi matin, a annoncé l’Élysée dans la soirée, en faisant part de « l’émotion particulièrement vive » du président Emmanuel Macron, qui « réaffirme la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme ».
Une nouvelle victime parmi les soldats français engagés au Sahel. Un homme a été tué au combat au Mali, vendredi 24 septembre au matin, a annoncé la présidence française dans la soirée. Le palais de l’Élysée a fait part de « l’émotion particulièrement vive » du président Emmanuel Macron, qui « réaffirme la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme ».
Le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), est mort au combat « contre un groupe armé terroriste ». Il avait reçu en juin la médaille militaire « pour la valeur exceptionnelle de ses services », a précisé l’Élysée dans un communiqué.
Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval puis Barkhane.
Selon l’état-major des armées, la victime a été tuée « au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la Force Barkhane dans le Gourma malien », dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.
« Des éléments d’un groupe armé terroriste ont été détectés par un drone Reaper tôt (vendredi) dans la matinée, dans la forêt de N’Daki. Une patrouille de deux hélicoptères d’attaque a été rapidement engagée pour les neutraliser », a poursuivi l’état-major.
Un groupe de commandos de la force Barkhane a ensuite été déployé au sol pour reconnaître la zone d’engagement.
« Le groupe de commandos a été pris à partie à courte distance par d’autres éléments du groupe armé terroriste. Au cours de cette action, le caporal-chef Maxime Blasco, a été touché par un tireur embusqué, qui a été neutralisé par les commandos. Très grièvement blessé, le caporal-chef Maxime Blasco a rapidement succombé à ses blessures », selon le communiqué de l’armée.
Contexte de tension entre Paris et la junte à Bamako
Ce nouveau décès intervient alors que Paris a revendiqué la « neutralisation » en août au Mali du chef du groupe jihadiste État islamique au Grand Sahara (EIGS), Adnan Abou Walid al-Sahraoui, une opération qualifiée de « succès majeur » pour la France à l’heure où ses troupes se réorganisent au Sahel pour se concentrer sur la lutte antiterroriste.
Mais il intervient aussi dans un contexte tendu entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako, laquelle envisage de conclure un contrat avec la sulfureuse société paramilitaire russe Wagner, décrite comme proche du pouvoir russe. Un déploiement de ces mercenaires serait « incompatible » avec le maintien au Mali des troupes françaises, qui combattent depuis huit ans les jihadistes au Sahel, a averti le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.
Le 2 janvier dernier, deux soldats dont une femme, tous deux du 2e régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin), avaient été tués dans leur véhicule blindé léger (VBL) par un « engin explosif improvisé ». Cinq jours avant, trois soldats du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) avaient été victimes eux aussi d’une bombe artisanale.
Ces deux attaques mortelles avaient été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

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