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AP- Le gouvernement, les Mouvements signataires et les parties prenantes de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ont organisé, lundi, une réunion de niveau décisionnel des parties à l’accord pour sur aspects de la mise en œuvre de l’accord.

Durant cinq jours, les participants vont aborder des questions liées au quota octroyer aux ex-combattants pour l’intégration dans le corps des Forces armées et de sécurité du Mali mais aussi des questions institutionnelles et politiques.

Présidée par le Chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maiga, la réunion a enregistrée la présence de toutes les parties de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation.

« Il s’agira de se focaliser sur certains aspects de la mise en œuvre de l’accord que nous voulons intelligente, stratégique et porteuse de solutions de compromis dynamiques pour permettre à tous les maliens de cheminer ensemble dans la voix de la paix durable, de la stabilité, de la cohésion nationale et du vivre ensemble » a déclaré Choguel Kokalla.

Selon lui, « la rencontre de ce matin de par son niveau et son caractère décisionnel est attendu par l’ensemble du peuple malien mais par tous les amis du Mali et de la communauté internationale. À cet effet à travers les décisions concertées, consensuelles que vous êtes appelé à prendre en faveur du traitement définitif des questions liées au désarmement, à la démobilisation, à l’intégration, à la réinsertion socioéconomique des ex-combattants ».

Et d’ajouter : « Vous contribuerez sans nul doute à la mise en œuvre de la refondation de notre Etat au renforcement de l’unité de nos vaillantes forces armées et de sécurité, à l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national et au retour dans leur tiroir de nos frères et sœurs réfugiés ».

S’adressant aux mouvements signataires de l’accord et des mouvements de l’inclusivité, le Premier ministre, réaffirme que « cette réunion est la votre, elle doit par des nécessaires compromis et de concessions permettre de dégager la voix pour finaliser les processus du DDR et intégration qui n’ont que trop duré et qui ont exposé vos ex-combattants à toute forme de menace et de tentation, y compris celle liée au renforcement des obscurantistes que nous avons l’obligation de combattre ensemble ».

Il a en outre rappelé que « lors la 45ème session du CSA, le gouvernement a annoncé l’intégration d’une première tranche de 13000 ex-combattants, issu des groupes signataires pour l’année en cours, une deuxième tranche, 13000 à échelonner sur les deux ou trois prochaines années ».

« Aujourd’hui déterminé à répondre de manière réaliste et diligente aux engagements pris, il nous appartient de convenir consensuellement et de façon dynamique de l’acceptation des offres de quota militaire et civil proposé par le gouvernement concernant l’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat y compris les Forces armées et de sécurité » explique-t-il.

Et de poursuivre dit-il « la mise en œuvre des questions politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle, de la définition des modalités pratiques pour la gestion de cas des hauts cadres civils et militaires des mouvements ».

Fahad Ag Almahmoud Président de la Plateforme des Mouvements du 14 juin d’Alger a fait savoir que « la date de la signature de l’accord pour la paix en 2015 était beaucoup à nos parents sur le terrain qu’aujourd’hui. Je ne fais que saisir cette occasion pour demander à tous les mouvements signataires que l’urgence dans tout le pays et c’est le moment de se donner la main pour faire à ce problème du pays ».

Pour sa part, le Chef de la Délégation de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), Attaye Ag Mohamad a souligné que « cette rencontre doit donner des espoirs et exprime une nouvelle allure, un élan de considération pour l’accord et d’intérêt. Cette réunion décisionnelle va permettre de statuer clairement sur qu’est-ce deviendra du DDR global ? Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui de nos hommes qui détiennent les armes de façon définitive pour qu’ils soient convertis dans les forces légales et régaliennes de l’état ».

« C’est le lieu pour nous de faire en sorte que l’accord que l’accord soit pris en charge dans cette nouvelle constitution. Que le Mali nouveau soit vraiment ce que nous attendons tous. Au nom de la CMA nous sommes là pour contribuer au tant que nécessaire au tant que possible dans le plus grand consensus à des décisions claires, pratiques, rapides à exécuter » a-t-il conclu.