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AP- Le mouvement le Balai citoyen a déposé une plainte auprès du procureur du tribunal de grande instance à Ouagadougou contre l’actuel gouvernement burkinabè pour « non-assistance à personne en danger » suite à l’attaque de la commune rurale de Solhan et la non intervention des forces de défense et sécurité. Selon le Balai citoyen, cette attaque est signe de l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité des Burkinabè.

Le Balai citoyen s’étonne que malgré l’accroissement du budget de la défense, le nombre d’attaques, de morts, de blessés et de déplacés internes s’accroit. Selon l’artiste Smockey, porte-parole du mouvement, l’attaque de Solhan révèle l’incapacité du gouvernement à protéger les populations.

« Le massacre de 132 personnes abandonnées à leur triste sort dans la commune de Solhan constitue le symbole de cette incapacité notoire, voire l’insouciance du gouvernement, à protéger les populations contre le péril terroriste. En particulier la non-intervention du détachement militaire basé à Sebba ont poussé le Balai citoyen a déposé cette plainte contre le gouvernement pour non-assistance à personne en danger. »

Le mouvement a saisi l’occasion pour dénoncer auprès du procureur des faits qui pourraient constituer des infractions. Des journalistes avaient cité le nom de l’homme d’affaires burkinabè Appolinaire Compaoré dans une enquête sur le financement du terrorisme au Sahel à travers une contrebande de cigarettes. Le Balai citoyen souhaite que le procureur du Faso fasse la lumière sur cette affaire.

« Au regard de la gravité des faits qui sont allégués et du comportement de l’intéressé qui n’a pas daigné déposer plainte contre les auteurs de ces révélations, le Balai citoyen a jugé nécessaire de formuler une dénonciation pour attirer l’attention du procureur du Faso sur l’urgence d’ouvrir une enquête sur les faits allégués afin de faire toute la lumière sur ces accusations gravissimes. »

Même s’il dénonce la situation d’insécurité dans laquelle le pays est plongé, le Balai citoyen dit se démarquer des marches prévues par les partis de l’opposition. Ces derniers maintiennent leur appel à manifester samedi et dimanche prochains dans tout le pays. Il s’agit par ces marches silencieuses de critiquer la gestion de la crise sécuritaire par les autorités et de rendre hommage aux victimes des attaques terroristes, a expliqué le chef de file de l’opposition, Eddie Komboïgo.

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