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AP- 10 139 Tunisiens dont 498 femmes et 2000 mineurs seraient arrivés clandestinement sur les côtes italiennes depuis le début de l’année 2022 selon l’association Le Forum des droits économiques et sociaux qui fait un travail de veille sur la migration. Et parmi ces candidats à l’immigration 443 personnes ont péri ou disparu. Face à cette recrudescence des départs, surtout l’été lorsque la météo est clémente, les autorités tunisiennes continuent d’intercepter les bateaux de fortune.

Dans la nuit du 23 au 24 août les garde-côtes tunisiens ont arrêté une cinquantaine de personnes entre 15 et 54 ans qui tentaient de rejoindre l’Italie depuis la ville de Korba. Ce scénario se répète presque chaque soir depuis le début de l’été. Pour Romdhane Ben Amor, chargé de la communication au sein du Forum des droits économiques et sociaux, cette nouvelle vague de départs est due à plusieurs facteurs.

« La crise politique et économique et sociale en Tunisie qui s’amplifie aussi, le sentiment de désespoir des Tunisiens, la détérioration des services publics, l’épuisement d’un quotidien aussi, ce sont les facteurs qui vont pousser beaucoup d’autres Tunisiens et Tunisiennes à faire le projet migratoire. »

Parmi ceux qui partent de façon irrégulière, de nombreux subsahariens. « Presque 50% des morts et disparus dans la mer Méditerranée centrale sont sur les côtes tunisiennes, plus de 75% sont de nationalité subsaharienne, ça prouve aussi que les réseaux de passeurs met la nationalité subsaharienne dans plus de danger. »

En 2021, les personnes d’origine subsahariennes représentaient déjà la moitié des contingents au départ de la Tunisie. Leur situation économique en Tunisie s’est beaucoup dégradée depuis la pandémie. La plupart n’ont pas accès à des droits ni à de bonnes conditions de travail.

« La crise politique et économique et sociale en Tunisie qui s’amplifie aussi, le sentiment de désespoir des Tunisiens, la détérioration des services publics, l’épuisement d’un quotidien aussi, ce sont les facteurs qui vont pousser beaucoup d’autres Tunisiens et Tunisiennes à faire le projet migratoire. »

Parmi ceux qui partent de façon irrégulière, de nombreux subsahariens. « Presque 50% des morts et disparus dans la mer Méditerranée centrale sont sur les côtes tunisiennes, plus de 75% sont de nationalité subsaharienne, ça prouve aussi que les réseaux de passeurs met la nationalité subsaharienne dans plus de danger. »

En 2021, les personnes d’origine subsahariennes représentaient déjà la moitié des contingents au départ de la Tunisie. Leur situation économique en Tunisie s’est beaucoup dégradée depuis la pandémie. La plupart n’ont pas accès à des droits ni à de bonnes conditions de travail.