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AP- Normalement, la nomination d’un vice-président en Afrique du Sud intéresse peu. Sauf que Cyril Ramaphosa, confirmé comme leader de l’ANC donc chef d’Etat, reste gêné par un scandale aux relents de corruption.

Si cette affaire venait à le rattraper, la Constitution est très claire: son vice-président prendrait immédiatement sa place. Qui est donc Paul Mashatile, 61 ans, élu lundi à ce poste?

Calme, énigmatique, cet homme svelte, qui dépasse tous ses « camarades » d’une tête sur l’estrade du congrès de l’ANC, vient d’un des townships les plus pauvres de Johannesburg, Alexandra ou « Alex » comme on dit ici.

En dépit d’un bilan désastreux comme trésorier de l’ANC ces cinq dernières années –il était chargé d’assainir les finances d’un parti archi-fauché–, il réussit une ascension inattendue dans le paysage turbulent de la politique sud-africaine.

Le secrétaire général du parti ayant été forcé à la démission en mai 2021, son adjointe décédée peu après, Mashatile a assuré, de fait, déjà trois des six plus hauts postes du parti, lui valant le surnom de « sainte trinité » auprès des blagueurs de l’ANC.

Son influence lui permet ainsi d’accéder à l’avant-dernière marche, le poste de vice-président étant traditionnellement une rampe de lancement pour les présidents. Cyril Ramaphosa a été vice-président de son prédécesseur Jacob Zuma avant d’accéder à la tête de l’Etat en 2018, tout comme Zuma a été celui du président Thabo Mbeki juste avant.

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