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AP-   En 2016, la Centrafrique dispose de la loi de Parité Homme-Femme d’ici à 2030. C’est dans ce contexte que l’ONU-Femmes, en s’appuyant sur les organisations féminines de Centrafrique veut mobiliser les centrafricaines afin de s’affirmer aux élections locales de 2022. Les résultats des élections législatives passées n’ont pas été à l’attente des organisations féminines de Centrafrique. 18 femmes élues sur 140 députés. Pour atteindre ces objectifs fixés, l’ONU-Femmes et ses partenaires vont développer des stratégies visant à renforcer les bases des organisations féminines locales. Ceci passera par l’amélioration de la participation des femmes aux processus électoraux et l’accroissement des femmes et de sa représentativité au niveau des instances de prise de décision que cela soit nominatif ou sélectif. « Dans toutes les Préfectures au niveau central, nous comptons avoir un cadre de formation, de coaching et de monitoring permanent des femmes candidates aux  élections locales de 2022. Une clinique juridique d’assistance à l’élaboration des dossiers des candidatures féminines et la gestion des querelles pré et post-électorales  est prévue. Il est aussi prévu l’organisation d’une campagne nationale de mobilisation communautaire et l’éducation civique en vue de la participation effective des femmes et filles aux élections municipales »  a présenté Junior Houl-Gonra, Juriste, expert en Genre, représentant le coordinateur national de l’ONU-femmes Centrafrique. Pour la présidente de la Commission de formation à l’éducation citoyenne du genre, Annette Ouango « le cadre juridique pour les élections locales est favorable à une meilleure participation des femmes et des jeunes filles en âge de voter. Une volonté manifeste de la part des femmes doit être sentie, et à la fin, la femme doit avoir un pourcentage représentatif au sein de la municipalité » a-t-elle fait observer. L’objectif majeur de l’ONU-Femmes demeure l’augmentation de la participation des femmes et des jeunes filles aux processus électoraux à travers le renforcement  du partenariat entre les acteurs impliqués dont cette agence onusienne elle-même et l’Autorité nationale des élections (ANE). Pendant la période  des campagnes électorales des élections  législatives de 2020-2021, certaines candidates avaient été empêchées par les groupes armés de pouvoir battre campagne. Leurs matériels de campagne ont été vandalisés. D’autres pesanteurs socioéconomiques n’avaient permis aux femmes de s’afficher lors des dernières élections législatives.

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