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Il figurait au premier rang des priorités dans la réclamation faite en fin 2018 par l’état Ivoirien à la France, des objets d’arts spoliés durant la période coloniale. Car l’affirmait, Sylvie Memel Kassi, directrice du musée des civilisations de Côte d’Ivoire, dans des propos rappelés dans un article de lefigaro.fr ce Lundi 11 Octobre, ‘’Le premier objet que nous demandons est le Djidji Ayokwe, le tambour parleur du peuple Ebrié. C’est un objet d’une grande importance qui a été arraché pendant la colonisation’’.

Plus de deux ans plus tard, les vœux de la première responsable du musée sont en voie d’être exaucés.

A l’issue du sommet Afrique-France du 08 Octobre dernier à Montpellier, dans le sud de l’Hexagone, le chef de l’état Français, Emmanuel Macron a pris des décisions fortes dans le sens de la restructuration d’œuvres culturelles symboliques pour de nombreux peuples Africains dont le peuple Tchaman, autochtone du district d’Abidjan.

Le Bénin devrait réceptionner dès la fin de ce mois d’Octobre, ‘’26 œuvres pillées en 1892, lors de la mise à sac par les troupes coloniales du palais d’Abomey, capitale historique du Royaume du Dahomey’’, indique le confrère qui ajoute que des œuvres similaires seront ‘’remises à la Côte d’Ivoire, dont le Djidji Ayokwe’’, arraché en 1916, et conservé jusqu’à présent, au musée du Quai Branly à Paris.

Dans la tradition Atchan, rappelle-t-on dans l’article, ‘’ce tambour…était utilisé comme un outil de communication pour transmettre des messages entre différentes localités’’. Pour les Atchans, le retour de cet objet symbolique sonne comme une sorte de révolution culturelle majeure.

Raoul Mobio

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