Transition au Burkina Faso: des priorités différentes pour les acteurs socio-politiques

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AP- Le Premier ministre consulte les différents acteurs de la vie socio-professionnelle, en vue d’établir le nouveau chronogramme de la transition. Les différentes tendances de la classe politique, les acteurs économiques, les responsables religieux et coutumiers, étaient tous présents à la rencontre. Après l’accord obtenu avec la Cédéao sur les délais de la transition, un nouveau calendrier électoral doit être établi. L’équipe technique chargée d’élaborer le nouveau chronogramme pour les élections est déjà en place, mais les priorités ne sont pas les mêmes pour tous les acteurs.

Cette première rencontre avait pour objet la présentation des termes de référence du travail du comité technique en charge d’élaborer le nouveau chronogramme de la transition.

« Ce n’est pas encore le fond du chronogramme de transition, mais quelle va être la méthode de travail pour déterminer les différentes séquences de la transition, notamment les élections », explique le professeur Abdouaye Somé, président du parti Soleil d’avenir.

Les priorités ne sont pas les mêmes pour les différents acteurs reçus par le chef du gouvernement. Pour les représentants du monde agricole, la priorité reste la sécurité.

Alexandre Kabré, conseiller spécial du président de la chambre nationale d’agriculture : « La priorité pour nous au niveau du secteur privé, surtout dans le monde rural, c’est d’abord la sécurité alimentaire, le retour des personnes déplacées, comment arriver à cultiver paisiblement pour pouvoir nourrir nos familles avant de parler d’élections. Parce que le pays est dans une situation agricole assez alarmante. »

Aux yeux des coutumiers et religieux, La question de l’agenda électoral n’est pas très importante. « Nous voulons que la population vive en paix et en sécurité dans les zones à fort défis sécuritaires », a souligné l’émir du Liptako.

Mais la classe politique estime en revanche qu’il faut accélérer le processus, car le chronomètre tourne. « Il faut que dans deux semaines, l’agenda soit déjà fixé, estime Beyon Luc Adolphe Tiao, le président du Rassemblement patriotique pour le développement. À telle date, on aurait atteint déjà une partie de la sécurisation du territoire. »

Tous les participants à la rencontre ont salué la démarche inclusive du gouvernement, et souhaité que la dynamique se poursuive pour une bonne issue de la transition.

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