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AP- Ursula von der Leyen est de retour de Kiev, où elle se trouvait ce samedi 11 juin. La Commission européenne qu’elle préside se donne une semaine pour finir l’évaluation de la demande ukrainienne d’adhésion à l’UE. Le but est d’avoir une « opinion », une recommandation, prête pour le sommet des 27 chefs d’État et de gouvernement, qui s’ouvre le 23 juin.

La présidente de la Commission européenne a promis ce samedi à l’Ukraine de « tout faire pour la soutenir dans ses ambitions européennes », une promesse qui va cependant au-delà des marges de manœuvre dont dispose la Commission.

Le collège des commissaires européens se réunit ce dimanche pour un débat d’orientation, et c’est vendredi que la Commission devrait publier son opinion officielle sur la candidature de l’Ukraine.

C’est un travail juridique et technique que les Vingt-Sept attendent de la Commission européenne, mais sa présidente entend apporter son soutien politique à l’Ukraine, comme l’a dit à Kiev Ursula von der Leyen à Volodymyr Zelensky.

Le chemin est connu, c’est un chemin basé sur le mérite. Nous voulons également envisager ce qui doit être fait ensuite. Par exemple, vous avez fait beaucoup pour renforcer l’État de droit, mais des réformes doivent encore être mises en œuvre, pour lutter contre la corruption par exemple.

Il y a de fortes chances que la Commission recommande d’octroyer à l’Ukraine le statut de candidat à l’adhésion. Mais les 27 gouvernements seront seuls à décider. Et ils ne sont pas unanimes.

Les plus enthousiastes, comme la Pologne et la Lituanie, préconisent un feu vert immédiat. Alors que les plus méfiants, comme le Danemark et les Pays-Bas, jugent pour l’instant prématuré d’envisager l’adhésion.