0 4 minutes 1 mois
AP- Le sieur A. Tall et son acolyte ont comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, pour répondre des faits de collecte de données à caractère personnel et d’association de malfaiteurs. Ils avaient en possession des photos et des vidéos de nu d’Aïcha.
 
Le sieur A. Tall a comparu, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des faits d’association de malfaiteurs et de collecte de données à caractère personnel. S’agissant des faits, la plaignante Aïcha entretenait une relation amoureuse avec un monsieur résidant en Europe.

Ce dernier répondant au nom de Barry, lui proposera un iPhone et 50.000 francs Cfa en échange de ses photos de nu. Ce qu’elle a fait sans ambages mais malheureusement pour elle, Barry a transféré les photos à un de ses amis qui est au Sénégal, un certain Tall.
 
En possession desdites photos, ce dernier a contacté la fille pour lui faire des avances. Mais, il a reçu une réponse négative. N’étant pas satisfait, il a envoyé à Aïcha ses photos intimes, avant de lui proposer un tête-à-tête à Ouakam. Ce que la fille a accepté. Où étant, Alassane l’a proposé une partie de jambes en l’air pour qu’il efface les photos. Aïcha a tout simplement refusé avant de porter plainte contre le susnommé. Sur ce, Alassane et M. Sy ont été mis aux arrêts, pour association de malfaiteurs, collecte de données à caractère personnel…
 
A la barre, les mis en cause ont nié les faits qui leur sont reprochés. Selon Alassane, c’est Barry qui lui a envoyé des vidéos et des photos intimes d’Aïcha. « Elle était nue et je l’ai contacté pour avoir la confirmation que si c’est elle ou pas. Elle m’a dit que Barry est son ami et m’a demandé de les supprimer. Je lui ai proposé une rencontre à la place de la nation mais je n’ai pas publié les images. Je regrette. J’ai supprimé les images », a-t-il dit pour se dédouaner.
 
Il ajoute qu’il ne peut pas écrire le français mais c’est son acolyte qui l’a aidé pour la traduction. De son côté, Sy, étudiant en gestion de son état, a reconnu être l’auteur des messages envoyés à la plaignante. Invité à faire ses réquisitions dans cette affaire, le parquet estime qu’Alassane faisait chanter la partie civile pour entretenir des rapports sexuels avec elle.
 
Sur ce, il a requis 2 ans dont 3 mois ferme contre lui. L’avocat de la défense, Me Aboubakry Barry plaide la clémence. En rendant sa décision, le président du tribunal des flagrants délits de Dakar a relaxé Alassane pour le délit d’association de malfaiteurs.
 
 
Le juge a requalifié le second délit en stockage de données à caractère personnel, avant de le condamner à 3 mois assorti de sursis.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *