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AP- Alors que l’Autorité électorale avait rejeté la candidature du fils de Kadhafi à la présidentielle libyenne, la Cour d’appel a revu cette décision. Saïf al-Islam Kadhafi concourt donc de nouveau pour le poste de président.

Le fils de l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi va finalement pouvoir se présenter à l’élection présidentielle prévue le 24 décembre. Jeudi, la Cour d’appel de Sebha, dans le sud du pays, a ordonné le rétablissement de Saïf al-Islam Kadhafi comme candidat. Il avait fait appel un peu plus tôt dans la journée après le rejet de sa candidature par la Haute commission électorale fin novembre.

Le fils de Kadhafi n’était pas le seul concerné. Fin novembre, l’autorité électorale a rejeté 25 candidatures dont la sienne pour non-conformité avec la loi électorale car elle stipule qu’un candidat doit présenter un extrait de casier judiciaire vierge. Or, en 2011, Saïf al-Islam a été condamné à mort pour avoir réprimé la révolte contre le régime de son près, avant de bénéficier d’une amnistie.

Bloqué par les partisans de Khalifa Haftar

Pendant dix jours, il a tenté de faire appel du rejet de sa candidature, mais en a été empêché par les partisans de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays, qui a bloqué l’accès au tribunal. Ce n’est donc que jeudi matin que l’avocat du candidat a pu entrer dans le bâtiment et y déposer un recours.

La candidature du fils Kadhafi créé la surprise dans le pays. L’homme a la barbe poivre et sel et arborant des lunettes de vue avait totalement disparu de la vie publique depuis plusieurs années. Dès le lendemain de son annonce, des voix se sont élevées pour dénoncer la candidature de l’homme qualifié de criminel de guerre et ont appelé au boycott du scrutin.

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