0 7 minutes 10 mois
AP- Vous avez été élu vice-président de l’Auf. Quel sens donnez-vous à cette élection ?
 
Permettez-mois d’emblée de remercier les recteurs et présidents d’universités du Sénégal et de la sous-région qui ont voté massivement pour mois pour que je sois déjà présent au Conseil d’administration, parce qu’avant d’intégrer le bureau du CA, il faut être d’abord dans le CA. Les recteurs et présidents d’universités de la sous-région ont massivement voté pour le recteur de l’Ucad. Pertemettez-moi également de remercier les membres du Ca qui siègent actuellement au CA avec moi pour leur confiance en me portant au bureau en tant que vice-président. Tout ça montre ce que j’ai l’habitude de dire, c’est que l’Ucad est un hub régional incontestable. Le rôle de l’Ucad dans l’enseignement supérieur en Afrique est incontestable. Cette manifestation de confiance provenant de nos pairs en est une illustration palpable. Je voudrais donc féliciter tous mes collègues de l’Ucad, tous les étudiants mais également le personnel administratif technique et de service, les inviter à redoubler d’effort et faire en sorte que les acquis que nous avons sur le plan académique, sur le plan de la recherche, sur le plan de la reconnaissance internationale, soient préservés. Je voudrais m’en féliciter, mais également féliciter les autorités sénégalaises qui nous soutiennent et qui mettent les moyens en place pour qu’on puisse fonctionner et être performant.
Une délégation de l’Ucad a été reçue à Dakar par le Président Mohamed Bazoum. Quelle signification donnez-vous à cette rencontre ?
 
Cette question est liée à la précédente. Le président Bazoum fait partie des almuni de l’Ucad qui sont très distingués à l’échelle nationale et internationale. C’est un cas, le président Macky Sall en est un autre, le président Yayi Bony également, le président Ibrahim Boubakar Keïta. L’Ucad a une très grande capacité à produire des alumni respectés et on le montre tous les jours : des leaders d’opinion, des présidents, des ministres, des dirigeants d’entreprises, des leaders dans tous les domaines. je crois que cela fait partie des critères par lesquels les universités sont évaluées et distinguées. je pense que ça contribue davantage à renforcer notre rôle de hub régional. Je voudrais aussi ajouter que le président Bazoum est quelqu’un qui a beaucoup de charisme, un leader respecté dans la sous-région. Nous sommes très contents qu’il soit revenu afficher son appartenance à notre institution. Ce n’est pas la première fois qu’il le fait d’ailleurs. Quand il était ministre des affaires étrangères, il était venu prononcer une leçon inaugurale à notre demande. Quand on a demandé que les alumni de l’Ucad reviennent, il faisait partie de ceux qui étaient revenus à l’époque, avec le président Macky Sall et d’autres. C’est quelqu’un dont nous sommes fiers, quelqu’un avec qui nous comptons poursuivre notre compagnonnage comme lui-même a eu à exprimer l’intention lors de notre rencontre.
 
L’Ucad assure la tutelle académique de l’université de Matam. Ces derniers temps sur les réseaux sociaux un débat acharné sur les sites proposés. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
 
Concernant l’Université de Matam, nous avons bien travaillé en produisant un document qui a été présenté au mois d’octobre à Matam. Nous avons bien suivi les discussions qu’il y a eu lors du Crd et également les discussions qu’il y a eu après le Crd. Vous avez raison, les gens ont tendance à mettre l’accent sur cette question de sites. Nous avons travaillé dans des commissions, nous avons réuni des experts très pointus dans leur domaine que nous avons répartis dans les commissions. La commission en charge des sites avait recommandé qu’il y ait plusieurs sites, après restitution, nous n’avons pas jugé nécessaire de retenir ce modèle à plusieurs sites. Donc le modèle que nous allons présenter au gouvernement au début du mois de janvier, au président de la République aussi – nous l’espérons – , c’est un modèle qui fait référence à la déclaration du président au mois de juillet à Matam pour un site. Donc nous avons retiré la proposition que nous avions faite d’avoir plusieurs sites, parce qu’on s’est rendu compte que c’était extrêmement difficile à mettre en œuvre. Au sein de notre commission de rédaction mis en place après le Crd, on s’est rendu compte qu’on avait beaucoup de mal à convaincre tous les membres de l’opportunité d’avoir plusieurs sites en même temps. Nous avons jugé plus sage de revenir au modèle classique que l’on connait bien, qui marche mieux, comme le modèle de l’Ucad, via un seul site. Le dernier mot revient au Président de la République. Quand il aura le rapport, il prendre la décision finale. Mais nous, en tant que commission de préfiguration, après avoir écouté les uns et les autres, entendu les arguments, nous avons finalement décidé de retirer la proposition qui a été faite par la commission site et de proposer un seul site à la place des quatre qui ont été présentés au Crd. Et le site retenu est celui de Matam.