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Au quatrième jour de sa visite en France, le chef de l’état Ivoirien, Alassane Ouattara, qui avait quitté Abidjan le 08 Octobre dernier, a rencontré ce Mardi 12 Octobre, son homologue Français, Emmanuel Macron.

Selon Africa Intelligence qui donnait la primeur de l’information, la situation de crise qui prévaut au Mali, figurait en bonne place des échanges entre les deux chefs d’états. Le menu dévoilé de cette énième rencontre entre Alassane Ouattara et l’actuel locataire de l’Elysée, répond certainement à l’évolution controversée des mouvements diplomatiques sur place à Bamako, où la junte militaire a récemment activé un accord de coopération militaire signé en Décembre 2020 avec Moscou.

Plus inquiétant encore, la perspective d’un déploiement des mercenaires Russes de Wagner sur le front face aux groupes terroristes, qui continue de donner du tournis aux relations déjà peu sereines entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako. La France qui dispose sur le théâtre d’opérations au Mali, de plusieurs milliers de soldats intervenant dans le cadre de l’opération Barkhane, a clairement et à maintes reprises, marqué son opposition radicale à l’entrée en scène des éléments de Wagner dans le conflit Malien.

Avec son homologue Ivoirien, dont il avait adoubé la réélection en Novembre 2020, au terme d’une violente crise électorale, le successeur de François Hollande à l’Elysée, dobserve une convergence de vues autour de deux points : premièrement, Alassane Ouattara qui fait partie des dirigeants Ouest-Africains s’étant mobilisés pour soutenir des sanctions contre les auteurs du coup d’état de Mai au Mali, affiche vis-à-vis de la junte une position croisée avec le numéro 1 Français, pour qui Assimi Goïta et les siens manquent de légitimité.

Ensuite, l’idée d’une implication de la société privée militaire Russe, Wagner, dans la crise au Mali, a peu de chances d’enthousiasmer le chef de l’état Ivoirien, dont le pays bénéficie de l’appui décisive de la France en matière de lutte contre le terrorisme.

Face à l’entêtement dont fait montre le régime militaire à Bamako, la Côte d’Ivoire qui reste pour son voisin Sahélien un partenaire économique puissant, voire incontournable, pourrait jouer un rôle dissuasif pour tenter de faire reculer la junte Malienne.

Raoul Mobio

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