Zimbabwe: 15 000 infirmières annoncent la fin de leur grève et des négociations

(Photo d’illustration) Manifestation de médecins et d’infirmières à Harare pour de meilleures conditions de travail, le 3 décembre 2008.

Harare, AP- Au Zimbabwe, quelque 15 000 infirmières en grève ont décidé de reprendre le travail ce lundi 23 avril, le temps d’entamer des négociations avec le gouvernement. Le vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga avait annoncé le licenciement de ces infirmières, dont la grève était « motivée politiquement » selon lui.

Les infirmières zimbabwéennes en colère ont finalement décidé de suspendre leur mouvement social « pour préparer la réouverture des négociations et assurer la protection des travailleurs ». Elles étaient 15 000 à s’être mises en grève il y a une semaine, pour demander l’augmentation de leurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Face à ces protestations, le vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga a immédiatement sévi, en annonçant le licenciement des grévistes par voie de communiqué. Pour les remplacer, il a annoncé dans la foulée le recrutement d’infirmières au chômage ou à la retraite.

Signe d’autorité à l’approche des élections

Certains ont vu dans cette décision le signe de l’autoritarisme du gouvernement d’Emmerson Mnangagwa, alors que les mouvements sociaux se multiplient à l’approche des élections. Le signal est fort, quand on sait que le vice-président du pays n’est autre que le général qui a dirigé le coup de force contre Robert Mugabe en novembre.

Constantino Chiwenga était apparu en personne à la télévision, le soir où l’armée a pris le contrôle de Harare. D’abord déterminées à poursuivre leur mouvement malgré ces menaces, les infirmières grévistes ont finalement fait marche arrière.

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